Jacques Creyssel : “La perte d’activité pour les seuls commerces en France est estimée entre 50 et 60 milliards d’euros”

Quels enseignements tirez-vous de cette crise sanitaire pour le commerce ?

La crise a d’abord mis en valeur le rôle fondamental des distributeurs pour assurer l’approvisionnement alimentaire des Français et la capacité des acteurs de la chaîne à travailler ensemble, en lien étroit avec les pouvoirs publics, pour assurer cette mission de service public. Résultat, la chaîne alimentaire a tenu, même au plus fort de la crise : aucune pénurie n’a été enregistrée, les ruptures ont été limitées, et surtout, aucun magasin n’a fermé.

Si le ” tout digital ” n’est certainement pas l’avenir auquel nos sociétés doivent aspirer, il devient néanmoins de moins en moins envisageable pour les commerces, peu importe leur taille, d’avoir une activité uniquement physique. L’omnicanalité est ce qui a permis à certains petits commerces de supporter en partie la crise, grâce à leur activité de vente en ligne. Cette crise a enfin mis en évidence des sujets de souveraineté dans le domaine alimentaire, mais aussi pour d’autres produits tels que les médicaments ou les masques. Cette forte dépendance vis-à-vis d’autres pays, notamment extra-européens, pose le problème de nos coûts de revient, comme celui de la capacité des consommateurs à accepter d’éventuels surcoûts.

Source : Ecommercemag

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